L’entrepreneuriat ce n’est pas le jardin d’enfants

En bon camerounais 🇨🇲, je l’aurais dit ainsi :

« L’entrepreneuriat cempa pas le voir-bébé »

🤣

À une certaine époque, sur les RS 237 et dans une certaine presse, c’était un vrai théâtre de l’exposition des limites de certains jeunes « entrepreneurs » stars du Cameroun.

Les gens manquent énormément de clairvoyance quand ils se font miroiter un gain rapide et sans effort.

Je ne citerai pas de noms, parce que je ne l’ai jamais fait. 😁

Mais, comment est-ce que des gens supposés intelligents peuvent prendre au sérieux un individu qui clame haut et fort que l’école ne sert à rien, mais qui refuse de se départir de son titre de Dr ?

Dingue, quand même ! 🤣

Ça ne leur a pas semblé louche ?

Comment des personnes peuvent se surnommer « l’assassin » et le « sniper » et vous réussissez à croire qu’ils ont des intentions bienveillantes ?

Malgré les évidences sous nos yeux, beaucoup sont quand même tombés dans le panneau.

C’est des choses vieilles comme le monde qui continuent à fonctionner encore aujourd’hui : de la poudre aux yeux.

Mais comme le disait Dave Chapelle dans un de ses sketchs :

« Il ne faut jamais, JAMAIS se mettre en travers d’un homme et de son repas. »

J’ai donc décidé de m’occuper de mes affaires, et de jouer ma partition.

Non sans tirer la sonnette d’alarme, à maintes reprises, de manière plus ou moins subtile.

Et à cause de ça, je me suis fait traiter d’aigri et de jaloux.

Toutefois, j’en ai quand même sauvé un ou deux. C’est déjà ça de gagné.

Aujourd’hui, ce n’est pas moi qui ai les larmes aux yeux parce que mes économies se sont envolées.

🤷🏾

Ma démarche

J’ai toujours prôné un entrepreneuriat éthique et patient depuis que j’ai commencé l’exploitation de Lotin Corp. en 2009.

  • Oui, je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche.
  • Oui, je suis l’héritier d’un passé historique.
  • Oui, je dispose d’un immeuble bâti et non bâti en plein centre-ville de Douala.
  • Oui, je ne sais pas ce que c’est que la misère.

Alors, qui suis-je pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire pour s’en sortir ?

Sauf que :

  • Je suis fils d’artiste, petit-fils de pasteur
  • Je suis orphelin de père, depuis l’âge de 14 ans
  • Depuis que j’ai 15 ans, je dresse des tentes pour des événements, même dans des coins reculés du pays
  • J’ai travaillé comme contractuel dans une multinationale pendant un an, puis j’ai démissionné
  • J’ai ainsi perdu tous mes privilèges sociaux
  • Je me suis reconstruit à la sueur de mon front, par la grâce de Dieu

Et je suis devant vous aujourd’hui, 18 ans après :

  • avoir créé ma petite entreprise,
  • construit mes bureaux
  • et mentoré un paquet de jeunes à travers le monde.

J’ai espéré inspirer plus de monde à faire comme moi. Mais j’ai échoué.

On me voit toujours comme le fils de l’artiste qui était l’ami des présidents africains.

😪

Background

Il m’a fallu du temps pour comprendre à quel point nous étions tous différents les uns des autres.

J’ai mis longtemps à comprendre que nous vivions tous dans des réalités différentes, également.

Et j’ai tapé fort sur mes « frères ».

Cela a eu quelques conséquences :

  • J’ai fait fuir au lieu d’attirer
  • J’ai jeté mes « frères » dans la gueule du loup.
  • J’ai créé une image du type fâché qui n’aime rien, ni personne
  • J’ai facilité la tâche aux prédateurs dont je voulais protéger mes « frères ».

Je pensais que si je pouvais le faire, alors n’importe qui pouvait le faire.

Sauf que n’importe qui ne peut pas le faire. Tout le monde ne peut pas le faire.

Alors, j’ai échoué.

  • J’ai échoué à vite comprendre la nature humaine.
  • J’ai échoué à mettre de l’argent dans ma communication « sociale » pour toucher plus de monde avec mon message.

Je comptais sur la portée organique des plateformes sociales sur lesquelles je publiais à tours de bras.

Je comptais sur la bonne foi de ceux qui me lisaient. Espérant que mon message les inspire assez, et qu’ils le partagent avec d’autres.

Et en même temps, je me disais à moi-même :

« Je ne suis pas le gardien de mes frères. Ce n’est pas à moi de refaire l’éducation d’adultes. »

Et j’ai eu tort.

Épiphanie, ou presque

Cela m’a pris un certain temps.

Mais j’ai fini par comprendre que je me plantais.

J’étais dans le mauvais état d’esprit, et je m’y prenais mal.

J’ai donc changé mon fusil d’épaule. J’ai commencé à être moins dur.

Car je commençais sincèrement à m’intéresser à la vie des autres.

Leurs défis. Leurs réalités.

Ça n’avait rien à voir avec ce que je m’étais imaginé.

J’ai arrêté de chercher à être influent. J’ai commencé à chercher des moyens d’avoir plus d’impact.

Je voulais accompagner les gens à comprendre ce que c’est que l’entrepreneuriat. Je souhaitais que les gens comprennent comment fonctionne vraiment une entreprise.

Parce que je voulais être une alternative aux charlatans qui proposaient des rendements de 50 % sur 03 mois sur des investissements « simples ».

Leur discours était le même.

Issu des livres de Kiyosaki :

« Votre argent travaille pour vous, pendant que vous dormez ! »

Ah ! Ce Kiyosaki a fait beaucoup de mal dans le monde avec ses deux livres :

  • Père riche, père pauvre
  • Le quadrant du cash-flow

🤣

Sauf que ce n’est pas de la faute de Kiyosaki, en réalité.

C’est la faute de ces extrémistes de l’entrepreneuriat de pacotille qui ont été au-delà du zèle, après avoir lu quelques pages de ces livres.

Qui ne se rappelle pas de ces coachs qui demandaient aux gens de quitter leurs emplois ?

Sous prétexte qu’il était impossible de devenir riche en étant salarié ?

Leurs arguments semblaient solides parce qu’ils avaient comme livres de chevet, l’œuvre de Kiyosaki.

Sauf que toute leur doctrine était basée sur une mauvaise compréhension des textes de ce prophète de la liberté financière.

D’ailleurs, qui entend encore parler de « liberté financière » ?

🤣

Cette notion aussi a fait les frais de mauvaise interprétation et en a mis plus d’un sur la paille.

Tous ces coachs et apprentis entrepreneurs avaient mieux compris la nature humaine que moi.

Ils exploitent à fond deux choses chez les gens :

  • Le désespoir
  • La cupidité

J’ai appris. J’ai grandi.

C’est ainsi qu’avec Lotin Corp. nous avons d’abord lancé la Mini Session Découverte, puis la SDM L1 3 ans plus tard.

Le lancement nous a coûté une blinde.

Le constat était sans appel.

Sans argent, on ne réussira pas à faire bouger les choses.

Les gens se sont plaint des 500 € de la mini session découverte, nous avons créé la SDM L1 qui propose un accompagnement terrain d’un mois, en plus du contenu de la mini session découverte, le tout pour 1000 €.

« Ne peuvent réussir que ceux qui s’en donnent la peine et les moyens. »

J’ai été triste quand j’en suis arrivé à cette conclusion.

Mais c’est une loi de la nature : il faut semer pour espérer récolter.

« You reap what you sow! »

À LIRE

Si vous souhaitez véritablement devenir un entrepreneur, cette ressource est pour vous :

Guide ultime de gestion de la petite entreprise

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